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Mpox : 12e cas de clade Ib à La Réunion, nouveau cas importé de Madagascar, la leptospirose en décrue

Santé publique France signale un 12e cas de Mpox clade Ib à La Réunion (semaine 21 2026), nouveau cas importé de Madagascar. 7 cas importés, 5 autochtones depuis janvier. La leptospirose décroît après le pic de mars. Symptômes, transmission, vaccination ARS.

Mpox clade Ib à La Réunion, 12e cas importé de Madagascar (source : Le Quotidien)

L’essentiel

Le bulletin hebdomadaire de Santé publique France signale un nouveau cas de Mpox détecté à La Réunion en semaine 21 (S21), importé de Madagascar, selon Free Dom, La 1ère et Imazpress. Ce cas porte à 12 le nombre total de cas de clade Ib recensés sur l’île depuis le début de l’année 2026. Sur ces 12 cas, 7 sont importés de Madagascar et 5 sont autochtones (dont 3 par transmission secondaire à partir d’un cas importé). Dans le même bulletin, Santé publique France confirme la décrue de la leptospirose, en baisse après le pic du mois de mars. Cet épisode s’inscrit dans la continuité du bulletin de triple vigilance sanitaire du 14 mai (leptospirose record, foyers de dengue, Mpox).

Le 12e cas, importé de Madagascar

Le dernier cas, détecté en semaine 21 (fin mai 2026), est un cas importé de Madagascar, c’est-à-dire qu’il concerne une personne ayant voyagé dans la Grande Île avant l’apparition des symptômes.

« La Réunion a enregistré un nouveau cas de Mpox importé de Madagascar en semaine 21, portant à 12 le nombre total de cas de clade Ib recensés depuis le début de l’année » , Santé publique France, bulletin hebdomadaire cité par Free Dom, 29 mai 2026

La chronologie des 12 cas montre une introduction continue du virus depuis le début de l’année. Les 7 cas importés ont été recensés en semaines S5, S7, S13, S18, S19 et S21. Les 5 cas autochtones (contractés sur le territoire) ont été signalés en semaines S7, S9 et S21, dont 3 par transmission secondaire à partir d’un cas importé, ce qui confirme l’existence d’une chaîne de transmission locale limitée mais réelle.

Le clade Ib et l’origine malgache

Le Mpox (anciennement « variole du singe ») est une maladie virale causée par le virus Monkeypox. Le clade Ib, en cause dans les cas réunionnais, est la souche responsable de l’épidémie en Afrique centrale depuis 2024, considérée comme plus transmissible que les clades historiques.

Le premier cas réunionnais de clade Ib a été confirmé le 22 janvier 2026, chez un patient récemment revenu de Madagascar. L’épidémie malgache a démarré fin 2025 : début février 2026, environ 250 cas confirmés y étaient recensés, concentrés dans la région de Boeny (nord-ouest de Madagascar). La proximité géographique et les liaisons aériennes régulières entre La Réunion et Madagascar expliquent la succession des cas importés.

L’introduction du virus dans les îles du Sud-Ouest de l’océan Indien a fait l’objet d’un Message d’information sanitaire (MISP) de la Direction générale de la santé le 5 février 2026, alertant sur une situation épidémiologique en évolution rapide à Madagascar et susceptible de générer des cas importés sur l’ensemble du territoire national.

Symptômes et transmission

Le Mpox se manifeste par une éruption cutanée (vésicules, pustules) souvent précédée de fièvre, de maux de tête, de douleurs musculaires et de ganglions gonflés. L’incubation dure de 5 à 21 jours. La maladie est généralement bénigne mais peut être grave chez les personnes immunodéprimées, les femmes enceintes et les jeunes enfants.

La transmission se fait principalement par contact direct avec les lésions cutanées, les fluides corporels ou les objets contaminés (linge, literie) d’une personne malade, ainsi que par gouttelettes respiratoires lors de contacts rapprochés prolongés. Le respect des mesures barrières et l’isolement des cas confirmés limitent la propagation.

La réponse vaccinale de l’ARS

Depuis le 9 février 2026, l’ARS Océan Indien a lancé une campagne de vaccination préventive, conformément aux recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS) et du Haut Conseil de la santé publique (HCSP).

La vaccination cible en priorité les personnes contacts d’un cas confirmé et les populations exposées. Le vaccin utilisé (de troisième génération) est administré en schéma à deux doses. Les personnes concernées sont invitées à se rapprocher des centres de vaccination désignés par l’ARS.

La leptospirose en décrue

Le même bulletin de Santé publique France apporte une note positive : la leptospirose, qui avait atteint un niveau record au printemps 2026 (cf. triple vigilance sanitaire du 14 mai), est désormais en phase de décroissance après le pic du mois de mars.

La leptospirose est une maladie bactérienne transmise par l’urine de rongeurs, fréquente à La Réunion en saison des pluies (activités en eau douce, jardinage, contact avec la boue). La décrue observée correspond à la fin de la saison humide et au passage en hiver austral, plus sec. La vigilance reste néanmoins de mise pour les professions exposées (agriculture, BTP, traitement des déchets) et les amateurs de baignade en rivière.

Conduite à tenir

En cas de symptômes évocateurs du Mpox (éruption cutanée inhabituelle, fièvre, ganglions) après un voyage à Madagascar ou un contact avec une personne malade :

Contacter son médecin traitant ou le 15 (SAMU) avant tout déplacement, en signalant les symptômes par téléphone pour éviter de contaminer une salle d’attente.

S’isoler à domicile dans l’attente d’un avis médical, en limitant les contacts rapprochés et en couvrant les lésions.

Signaler tout voyage récent à Madagascar lors de la consultation : c’est un élément clé pour le diagnostic.

Pour la leptospirose : consulter rapidement en cas de fièvre brutale avec courbatures et maux de tête après une activité à risque (eau douce, boue, contact avec des rongeurs).

Le contexte sanitaire 974

Cet épisode complète un panorama sanitaire chargé au printemps 2026 : leptospirose record, foyers de dengue, Mpox, vigilance hantavirus, circulation du chikungunya et de la dengue (prévention dengue et chikungunya). La surveillance épidémiologique de Santé publique France et de l’ARS Océan Indien reste mobilisée, avec des bulletins hebdomadaires suivant l’évolution de chaque pathologie.

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Sources externes