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Hantavirus : La Réunion aux aguets après un cas grave en France métropolitaine

Hantavirus à La Réunion en mai 2026, vigilance ARS après l'hospitalisation d'une patiente en métropole, 22 cas contacts surveillés. Transmission par rongeurs, symptômes, prévention.

Hantavirus, La Réunion aux aguets (source : Le Quotidien)

L’essentiel

Le mardi 12 mai 2026, l’hospitalisation grave d’une patiente française atteinte d’un hantavirus a relancé l’attention des autorités sanitaires sur ce virus émergent, selon Le Quotidien. 22 cas contacts sont placés sous surveillance en métropole d’après Zinfos974. Le contexte plus large est celui d’une alerte régionale en Afrique du Sud.

« Notre travail n’est pas terminé » , Directeur général de l’OMS, propos rapportés par Le Quotidien, 13 mai 2026

À La Réunion, l’ARS se positionne en posture de vigilance sans alerte sanitaire active sur l’île à ce jour.

Qu’est-ce que le hantavirus

Les hantavirus sont une famille de virus transmis principalement par les rongeurs (rats, souris, mulots). La contamination humaine se fait par inhalation de poussières contaminées par les déjections, l’urine ou la salive des rongeurs, plus rarement par morsure ou contact direct. La transmission interhumaine est exceptionnelle pour la plupart des souches.

Les symptômes apparaissent généralement deux à quatre semaines après l’exposition. Ils débutent par une phase pseudo-grippale (fièvre élevée, douleurs musculaires, maux de tête, troubles digestifs). Certaines souches peuvent ensuite évoluer vers une forme rénale grave (syndrome néphrétique) ou une forme pulmonaire (syndrome cardio-pulmonaire à hantavirus) potentiellement mortelle si elle n’est pas prise en charge à temps.

Il n’existe pas de vaccin largement disponible contre les hantavirus, et il n’y a pas de traitement spécifique validé : la prise en charge est essentiellement symptomatique, en réanimation pour les formes graves.

La situation en France métropolitaine et à l’international

Le cas grave qui a déclenché la communication récente concerne une patiente française hospitalisée dans un état grave en mai 2026. Les autorités ont confirmé qu’il n’y a pas de circulation active du virus en France à ce stade : la patiente a contracté le virus dans un contexte d’exposition spécifique. 22 cas contacts ont été identifiés et placés sous surveillance par les services de santé publique.

À l’international, l’attention reste forte sur l’Afrique du Sud, où plusieurs cas ont été signalés depuis le début de l’année 2026. Le directeur de l’OMS a déclaré le 13 mai que “notre travail n’est pas terminé”, invitant les États à maintenir leurs dispositifs de surveillance et leurs capacités de diagnostic.

La ministre française de la Santé s’est exprimée publiquement pour clarifier la situation, en répondant aux nombreuses questions soulevées par le cas hospitalisé et son retentissement médiatique.

Pourquoi La Réunion est “aux aguets”

La Réunion est, comme d’autres territoires français de l’océan Indien, une plateforme de mobilité entre l’Europe, l’Afrique australe et le sous-continent asiatique. Cette position implique une veille sanitaire renforcée sur les virus émergents susceptibles de circuler dans la région.

L’ARS Océan Indien se positionne pour l’heure en posture de vigilance sans alerte active sur l’île. Les services de biologie médicale publics et privés de La Réunion sont en capacité de réaliser les analyses de diagnostic en cas de suspicion (cf. laboratoires de biologie médicale en mai 2026). La surveillance porte notamment sur les voyageurs revenant de zones où le virus est documenté, et sur les professions exposées (rongeurs en milieu rural, secteur agricole, dératisation).

Le contexte local s’inscrit dans une attention déjà bien établie sur les maladies vectorielles présentes sur l’île, notamment la dengue et le chikungunya (cf. prévention dengue et chikungunya). Le hantavirus n’appartient pas à la même famille de virus que la dengue ou le chikungunya (transmission par moustique), mais la logique de vigilance épidémiologique est la même.

Prévention pratique

Les gestes utiles à connaître pour limiter l’exposition aux rongeurs et à leurs déjections sont simples mais essentiels.

Aérer un local fermé ou un grenier avant d’y entrer, en particulier en milieu rural ou dans des bâtiments agricoles peu fréquentés. Humidifier les surfaces poussiéreuses avant de les balayer pour éviter la mise en suspension de poussières contaminées. Porter un masque et des gants lors du nettoyage de lieux infestés. Conserver la nourriture dans des contenants hermétiques pour ne pas attirer les rongeurs. Sécuriser les points d’entrée des habitations (joints, grilles, gaines).

En cas de fièvre prolongée, de troubles digestifs ou respiratoires inhabituels après une exposition possible (voyage, manipulation de rongeurs, séjour en bâtiment infesté), consulter un médecin et signaler le contexte d’exposition.

Calendrier de surveillance

Le suivi des 22 cas contacts identifiés en métropole se poursuit sur plusieurs semaines, le temps que la période d’incubation de quatre à six semaines soit écoulée. L’ARS Océan Indien et Santé publique France publieront le cas échéant des bulletins de surveillance spécifiques en cas de signal local. L’OMS continue de coordonner la surveillance internationale, notamment sur le foyer sud-africain.

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