Un groupe d'orques observé au large de la Grande Ravine à La Réunion
Un groupe d'orques (Orcinus orca) a été observé le 4 juin 2026 au large de la Grande Ravine, selon Globice. Présentes dans tous les océans, les orques ne sont pas résidentes permanentes de l'océan Indien tropical : elles y transitent ou y chassent au gré des opportunités alimentaires.
L’essentiel
Un groupe d’orques (Orcinus orca) a été observé ce jeudi 4 juin 2026 au large de la Grande Ravine, dans l’Ouest de La Réunion, selon Globice, relayé par Imazpress, Le Quotidien et Linfo.re. Les orques sont présentes dans tous les océans du monde, y compris l’océan Indien, mais elles ne sont pas des résidentes permanentes des eaux réunionnaises : elles y transitent ou y chassent au gré des opportunités alimentaires et des routes migratoires de leurs proies. Cette observation constitue donc une rencontre remarquable avec le plus grand des dauphins.
L’orque, le plus grand des dauphins
L’orque (Orcinus orca), parfois appelée « épaulard », est le plus grand représentant de la famille des delphinidés (les dauphins). Un mâle adulte peut mesurer jusqu’à 9 mètres et peser plusieurs tonnes. Reconnaissable à sa livrée noir et blanc contrastée et à son imposante nageoire dorsale (qui peut atteindre près de 2 mètres chez les mâles), l’orque est un prédateur au sommet de la chaîne alimentaire marine.
Les orques sont des animaux très sociaux, vivant en groupes familiaux stables et dotés de cultures propres (techniques de chasse, dialectes vocaux transmis entre générations). Leur intelligence et leur organisation sociale sont parmi les plus développées du règne animal.
Une présence ponctuelle dans l’océan Indien
Globice rappelle que les orques, bien que cosmopolites, ne sont pas des habitantes permanentes des eaux réunionnaises :
« Les orques (Orcinus orca) sont présentes dans tous les océans du monde, y compris l’océan Indien. Leur présence dans l’océan Indien tropical est souvent liée à la disponibilité de nourriture. Elles n’y sont pas des résidentes permanentes, mais y transitent ou y chassent selon les opportunités alimentaires et les routes migratoires de leurs proies » , Globice, 4 juin 2026
Leur apparition au large de La Réunion est donc liée à la présence de proies : poissons, calmars, mais aussi parfois d’autres cétacés (dauphins, baleineaux). La période de juin à octobre, qui correspond au passage des baleines à bosse (cf. observer les baleines à bosse), peut attirer ces grands prédateurs opportunistes.
Une observation qui s’ajoute à une saison riche
Cette observation d’orques intervient dans une période faste pour les cétacés réunionnais. Quelques jours plus tôt, Globice avait documenté la présence de baleines à bec de Blainville au large de Saint-Pierre (cf. baleines à bec de Blainville), espèce discrète et rarement observée.
Le même jour, l’association annonçait la création d’une zone à éviter (ATBA) autour de La Réunion, destinée à protéger les cétacés des collisions avec le trafic maritime. Ces événements rappellent la richesse de la biodiversité marine réunionnaise et l’importance de sa protection.
Observer les cétacés en respectant la faune
Comme pour tous les cétacés, l’observation des orques doit se faire dans le respect de l’animal et de la réglementation :
- Garder ses distances : ne pas approcher à moins de 100 mètres
- Ne pas poursuivre ni encercler le groupe, couper les moteurs à l’approche
- Limiter le temps d’observation pour ne pas perturber les animaux
- Signaler ses observations à Globice pour contribuer au suivi scientifique
- Privilégier les opérateurs respectant la charte d’approche des mammifères marins
Suivre
- Globice Réunion : observation et protection des cétacés
- Réserve naturelle marine de La Réunion : protection des écosystèmes
- Office français de la biodiversité (OFB) : suivi des espèces marines
- Médias locaux : Imazpress, Le Quotidien, Linfo.re, Free Dom

