· MAJ

Mpox : trois nouveaux cas à La Réunion dont deux autochtones, 15 cas depuis janvier 2026

Le bulletin de Santé publique France du 5 juin 2026 signale trois nouveaux cas de Mpox à La Réunion, dont deux autochtones et un importé de Madagascar. Le total atteint 15 cas depuis janvier (10 importés, 5 autochtones). La leptospirose, la dengue et le chikungunya sont en baisse.

Mpox à La Réunion, trois nouveaux cas dont deux autochtones (source : La 1ère)

L’essentiel

Le bulletin hebdomadaire de Santé publique France publié le vendredi 5 juin 2026 signale trois nouveaux cas de Mpox à La Réunion, dont deux cas autochtones et un cas importé de Madagascar, selon La 1ère, Imazpress et Zinfos974. Le total atteint désormais 15 cas identifiés sur le territoire depuis le début de l’année 2026 : 10 cas importés de Madagascar et 5 cas autochtones (dont 3 par transmission secondaire à partir d’un cas importé). Cette progression confirme l’installation d’une transmission locale, déjà signalée fin mai (cf. 12e cas de Mpox clade Ib importé de Madagascar). Dans le même bulletin, la leptospirose, la dengue et le chikungunya sont en baisse.

Trois nouveaux cas, dont deux autochtones

Cette semaine, les autorités sanitaires signalent un nouveau cas importé de Madagascar et deux nouveaux cas autochtones. Le caractère autochtone de deux des trois cas est l’élément le plus notable : il signifie que ces personnes ont contracté le Mpox à La Réunion même, sans voyage à Madagascar, confirmant l’existence d’une chaîne de transmission locale.

Au total, 15 cas ont été identifiés depuis le début de l’année 2026 : 10 cas importés de Madagascar et 5 cas autochtones, dont 3 résultant d’une transmission secondaire à partir d’un cas importé. La diffusion du virus, d’abord alimentée par les cas importés de la Grande Île, s’accompagne désormais d’une circulation interne qui appelle à une vigilance renforcée.

Le rappel sur le Mpox

Le Mpox (anciennement « variole du singe ») est une maladie virale dont la souche en cause à La Réunion, le clade Ib, est responsable de l’épidémie en Afrique centrale et à Madagascar. Le premier cas réunionnais avait été confirmé le 22 janvier 2026 chez un patient revenu de Madagascar.

La transmission se fait par contact direct avec les lésions cutanées, les fluides corporels ou les objets contaminés d’une personne malade, ainsi que par gouttelettes lors de contacts rapprochés prolongés. Les symptômes associent fièvre, éruption cutanée (vésicules, pustules), maux de tête et ganglions gonflés, après une incubation de 5 à 21 jours. L’ARS Océan Indien mène une campagne de vaccination préventive depuis février 2026, ciblant les personnes contacts et les populations exposées.

Leptospirose, dengue et chikungunya en baisse

Le bulletin de Santé publique France apporte des signaux rassurants sur les autres pathologies surveillées. Pour la leptospirose, un seul nouveau cas a été rapporté cette semaine, contre quatre la semaine précédente. Au total, 191 cas autochtones ont été déclarés à l’ARS depuis le début de l’année. La maladie, transmise par l’urine de rongeurs, décroît avec la fin de la saison des pluies (cf. triple vigilance sanitaire de mai).

Concernant les arboviroses (maladies transmises par les moustiques), les chiffres baissent également. La dengue compte 231 cas autochtones, avec un nombre hebdomadaire stationnaire (une vingtaine de cas par semaine), un délai dans la consolidation des données étant noté après les jours fériés de mai. Le chikungunya totalise 46 cas autochtones : des reclassements de cas ont entraîné une baisse du total, et il n’y a pas de foyers actifs, seulement des cas isolés (cf. prévention dengue et chikungunya).

Conduite à tenir

En cas de symptômes évocateurs du Mpox (éruption cutanée inhabituelle, fièvre, ganglions), surtout après un contact avec une personne malade ou un voyage à Madagascar :

Contacter son médecin traitant ou le 15 avant tout déplacement, en signalant les symptômes par téléphone.

S’isoler à domicile en attendant un avis médical, en couvrant les lésions et en limitant les contacts.

Signaler tout contact avec un cas confirmé ou un voyage récent lors de la consultation.

La vaccination reste accessible auprès de l’ARS pour les personnes exposées. Face à la transmission locale, le respect des mesures barrières au contact d’une personne présentant une éruption est essentiel.

Suivre

Sources externes