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Journée mondiale sans tabac : près de 600 Réunionnais meurent chaque année du tabagisme

Journée mondiale sans tabac le 31 mai 2026. Près de 600 décès par an liés au tabac à La Réunion. 10% des jeunes fument quotidiennement, mais le tabagisme des 17 ans chute de 21% (2017) à 9% (2023). Thème 2026 : tactiques marketing de l'industrie. Dispositifs ARS.

Journée mondiale sans tabac à La Réunion, près de 600 décès par an

L’essentiel

La Journée mondiale sans tabac, organisée chaque année par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) le 31 mai, met en lumière à La Réunion un bilan lourd : près de 600 Réunionnais décèdent chaque année des suites du tabagisme, selon Linfo.re et Free Dom. Si 10 % des jeunes Réunionnais fument tous les jours, le tabagisme quotidien des jeunes de 17 ans a fortement reculé, passant de 21 % en 2017 à environ 9 % en 2023. Le thème 2026 de la journée porte sur les tactiques marketing de l’industrie du tabac, qui ciblent les jeunes via les cigarettes électroniques, les puffs et autres produits dérivés. L’ARS La Réunion propose des dispositifs d’accompagnement au sevrage pour les adultes comme pour les jeunes.

Un bilan sanitaire lourd

Le tabac demeure la première cause de mortalité évitable en France comme à La Réunion. Les ~600 décès annuels recensés sur l’île résultent des pathologies induites par le tabagisme : cancers (poumon, voies aérodigestives, vessie), maladies cardiovasculaires (infarctus, AVC), bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) et autres affections respiratoires.

Ce chiffre, rapporté à la population réunionnaise (environ 870 000 habitants), illustre l’ampleur d’un fléau de santé publique souvent sous-estimé car ses effets sont différés dans le temps, contrairement à un risque épidémique aigu.

Le tabagisme des jeunes en recul

La bonne nouvelle vient de l’évolution chez les jeunes. Le tabagisme quotidien des Réunionnais de 17 ans a été divisé par plus de deux en six ans : il est passé de 21 % en 2017 à environ 9 % en 2023. Cette baisse marquée suit une tendance nationale, attribuée aux politiques de prévention, à la hausse du prix du tabac et au changement de norme sociale autour de la cigarette.

Toutefois, 10 % des jeunes continuent de fumer tous les jours, et la consommation reste préoccupante : 9,5 % des lycéens déclarent un usage quotidien de tabac et/ou de cigarette électronique, dont 2,6 % qui cumulent les deux produits.

La menace du vapotage et des puffs

Le vapotage s’est imposé comme un phénomène de masse chez les adolescents : 58 % des jeunes Réunionnais de 17 ans ont déjà expérimenté la cigarette électronique (contre 57 % en métropole). Les puffs, ces cigarettes électroniques jetables aux arômes sucrés, sont particulièrement pointées du doigt pour leur attractivité auprès des mineurs.

C’est précisément l’objet du thème 2026 de la Journée mondiale sans tabac : dévoiler les tactiques marketing de l’industrie du tabac et de la nicotine, qui développe des stratégies pour attirer les jeunes vers les e-cigarettes, les puffs et autres produits dérivés, et les rendre dépendants à la nicotine. Le vapotage, parfois présenté comme une aide au sevrage, devient ainsi une porte d’entrée vers l’addiction pour une partie de la jeunesse.

Les dispositifs d’accompagnement

L’ARS La Réunion et les professionnels de santé proposent des dispositifs d’accompagnement au sevrage, accessibles à tous, adultes comme jeunes, pour ceux qui souhaitent arrêter de fumer et/ou de vapoter.

Plusieurs ressources sont mobilisables :

Le contexte santé publique 974

Cet enjeu s’ajoute à un panorama sanitaire réunionnais déjà dense au printemps 2026 : circulation du Mpox, leptospirose, dengue, chikungunya. Mais à la différence de ces maladies infectieuses, le tabagisme relève d’un risque comportemental sur lequel chacun peut agir, avec un bénéfice immédiat dès l’arrêt : la fonction cardiovasculaire s’améliore en quelques semaines, le risque de cancer diminue progressivement avec les années.

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Sources externes