PIB de La Réunion : léger rebond de la croissance en 2025 (+1,1 %), mais des fragilités persistantes
Selon le Cerom (Insee, Iedom, AFD), le PIB de La Réunion a progressé de 1,1 % en 2025, après une année 2024 atone (+0,5 %). La croissance, portée par la consommation des ménages et les dépenses publiques, reste plus dynamique qu'au niveau national. Mais le PIB par habitant plafonne à 65 % de la moyenne nationale et le chômage repart à la hausse début 2026.
L’essentiel
L’économie réunionnaise a connu un léger rebond en 2025, selon les Comptes économiques rapides pour l’outre-mer (Cerom), partenariat entre l’Insee, l’Iedom et l’Agence française de développement (AFD), relayé par Le Quotidien, Imazpress, Linfo.re et Zinfos974. Le produit intérieur brut (PIB) de l’île progresse de 1,1 % en euros constants, après une année 2024 atone (+0,5 %). Cette croissance, portée par la consommation des ménages et les dépenses publiques, reste plus dynamique qu’au niveau national (+0,8 %). Mais les fragilités persistent : le PIB par habitant ne représente que 65 % de la moyenne nationale et le chômage repart à la hausse début 2026.
Un rebond modéré mais réel
Après une année 2024 particulièrement atone (+0,5 %), l’activité repart légèrement en 2025. Le Cerom chiffre la progression du PIB à 1,1 % en volume, un niveau qui reste supérieur à la croissance nationale (+0,8 %), mais en deçà du +1,6 % enregistré en 2023. La Réunion renoue donc avec une dynamique positive, sans pour autant retrouver son rythme d’avant.
Les deux moteurs de cette croissance sont, comme en 2024, les dépenses des administrations publiques et la consommation des ménages, qui contribuent respectivement à hauteur de 1,1 point et de 0,8 point à la hausse du PIB. L’investissement soutient de nouveau l’activité (+0,3 point) après l’avoir fortement freinée en 2024 (-0,8 point). À l’inverse, le commerce extérieur continue de peser négativement (-0,9 point), reflet de la forte dépendance de l’île aux importations.
Un PIB par habitant toujours à la traîne
Derrière le rebond, l’écart avec la métropole demeure marqué. Le PIB par habitant s’établit à 28 300 euros en 2025, soit environ deux tiers (65,4 %) du montant national. Ce décalage structurel illustre la persistance d’un retard de développement et de revenus par rapport à l’Hexagone, malgré une croissance en pourcentage plus élevée.
Le tissu salarial reste par ailleurs largement dépendant de la sphère publique et de la consommation, deux moteurs sensibles aux arbitrages budgétaires de l’État, alors que plusieurs collectivités alertent sur la baisse des dotations (cf. les Régions face aux coupes budgétaires).
Des fragilités qui persistent
Le rapport ne masque pas les points de vigilance. Pour le premier trimestre 2026, le Cerom évoque un chômage en hausse et un climat d’incertitude assez fort quant à l’avenir. Cette tendance rejoint les données de l’Insee, qui situent le taux de chômage à 19,6 % au premier trimestre 2026 (cf. chômage à 19,6 % au 1er trimestre 2026).
Les fragilités touchent aussi la consommation, l’emploi et le tourisme, secteurs dont la vigueur reste inégale. Le léger rebond de 2025 constitue donc une embellie à confirmer, dans une économie insulaire exposée à la vie chère, aux aléas climatiques et à sa dépendance aux financements publics.
Suivre
- Insee La Réunion : comptes économiques et tableau de bord de la conjoncture
- Iedom : rapport annuel et note de conjoncture
- AFD : financement du développement à La Réunion
- Médias locaux : Le Quotidien, Imazpress, Linfo.re, Zinfos974, Free Dom

