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Coupes budgétaires : Huguette Bello et 14 présidents de Région interpellent le Premier ministre

Dans une lettre ouverte au Premier ministre, la présidente de Région Huguette Bello et 14 autres présidents et présidentes de Région alertent sur les coupes budgétaires de l'État, jugées pénalisantes pour l'investissement, la formation, l'emploi, les transports et l'agriculture. Ils demandent l'arrêt de ces mesures et une réunion de travail à Matignon.

Huguette Bello et 14 présidents de Région interpellent le Premier ministre sur les coupes budgétaires (juillet 2026)

L’essentiel

La présidente de la Région Réunion, Huguette Bello, et 14 autres présidents et présidentes de Région ont adressé une lettre ouverte au Premier ministre pour alerter sur les conséquences des récentes décisions budgétaires de l’État, selon Free Dom et Imazpress. Les signataires jugent ces coupes particulièrement pénalisantes pour les territoires et détaillent leurs effets sur l’investissement régional, la formation, l’apprentissage, l’emploi, les transports, l’agriculture et la transition écologique. Tout en réaffirmant leur volonté de contribuer au redressement des finances publiques, ils demandent l’arrêt de ces mesures et sollicitent une réunion de travail à Matignon.

Une démarche collective des Régions

La démarche n’est pas propre à La Réunion : c’est un front commun de quinze Régions qui s’exprime d’une même voix. Dans leur lettre ouverte, les présidents alertent sur les réductions de moyens décidées par l’État et leurs conséquences directes sur les politiques que les Régions portent au quotidien.

Les signataires énumèrent les secteurs affectés : l’investissement régional, moteur de la commande publique et de l’emploi local ; la formation et l’apprentissage, compétences majeures des Régions ; l’emploi, les transports, l’agriculture et la transition écologique. Autant de domaines où une baisse des dotations se traduit, selon eux, par une perte de capacité d’action au service des habitants.

Le grief réunionnais : des territoires « sacrifiés »

Pour La Réunion, où la présidente Huguette Bello porte cette contestation, l’enjeu est d’autant plus sensible que l’île cumule des fragilités structurelles : chômage élevé, vie chère, besoins massifs en formation et en insertion. La réduction des financements de l’État y est perçue comme un coup porté à des populations déjà exposées, d’où le sentiment d’être « sacrifiés ».

Cette prise de position s’inscrit dans une série d’alertes sur le désengagement financier de l’État à La Réunion, qui a déjà touché des dispositifs comme les Parcours Emploi Compétences (PEC) ou la dotation à l’apprentissage (cf. baisse de la dotation apprentissage). La collectivité régionale, qui maintient par ailleurs des aides directes au pouvoir d’achat comme le plafonnement du gaz, dit devoir absorber des arbitrages contraints.

Une main tendue, mais des exigences

Les présidents de Région prennent soin de ne pas fermer la porte au dialogue. Ils réaffirment leur sens des responsabilités et leur volonté de contribuer au redressement des finances publiques, se plaçant en partenaires plutôt qu’en opposants frontaux.

Mais ils posent deux exigences claires : l’arrêt des mesures de réduction jugées les plus dommageables, et l’ouverture d’une réunion de travail à Matignon pour construire, avec le Gouvernement, des solutions au service des territoires. La réponse de l’exécutif déterminera la suite de ce bras de fer entre les Régions et l’État.

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