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Chômage à La Réunion : 19,6 % au 1er trimestre 2026, une hausse de 2,6 points en un an

Le taux de chômage à La Réunion atteint 19,6 % au 1er trimestre 2026, en hausse de 2,6 points sur un an, selon l'Insee. L'île enregistre la deuxième plus forte progression régionale après la Guyane, alors que l'emploi salarié reste stable. La divergence s'explique par l'arrivée massive de nouveaux actifs depuis la loi pour le plein emploi.

Le chômage à La Réunion atteint 19,6 % au 1er trimestre 2026 (source Insee)

L’essentiel

Le taux de chômage à La Réunion atteint 19,6 % au premier trimestre 2026, en hausse de 2,6 points sur un an, selon les taux de chômage localisés de l’Insee relayés par La Voix de France. L’île enregistre la deuxième plus forte progression régionale de France, juste derrière la Guyane (+2,7 points), et loin devant la moyenne nationale, où le chômage s’établit à 8,1 %. Fait notable, cette envolée s’accompagne d’un emploi salarié stable : la hausse s’explique surtout par l’arrivée massive de nouveaux actifs sur le marché du travail, notamment depuis la loi pour le plein emploi de début 2025.

Une hausse parmi les plus fortes de France

Avec 19,6 % de sa population active au chômage, La Réunion demeure l’un des territoires les plus touchés de France. La progression est brutale : +2,6 points en un an, ce qui place l’île au deuxième rang des hausses régionales, juste derrière la Guyane (+2,7 points). Ces deux départements d’Outre-mer se détachent nettement du reste du pays, où le taux de chômage atteint 8,1 % au premier trimestre, en hausse de seulement 0,2 point sur le trimestre.

Ce niveau souligne la persistance d’un chômage structurel élevé à La Réunion, dans un contexte de vie chère et de tensions sociales récurrentes (cf. rapport de l’OPMR sur l’agroalimentaire). Les jeunes figurent parmi les publics les plus exposés.

Un paradoxe : plus de chômeurs, mais pas moins d’emplois

L’élément le plus notable de ces chiffres est une apparente contradiction : le chômage augmente fortement, mais l’emploi salarié ne recule pas, restant stable sur le territoire. Comment expliquer que davantage de personnes soient au chômage sans que des emplois disparaissent ?

La réponse tient à l’arrivée massive de nouveaux actifs sur le marché du travail. Depuis la mise en œuvre de la loi pour le plein emploi au début de 2025, davantage de personnes auparavant inactives (non comptabilisées comme chômeurs) se déclarent désormais en recherche d’emploi, notamment via l’inscription obligatoire élargie à France Travail. Mécaniquement, la population active augmente plus vite que le nombre d’emplois créés, ce qui gonfle le taux de chômage sans traduire une destruction d’emplois.

Un indicateur à interpréter avec prudence

Cette dynamique invite à la prudence dans la lecture du chiffre. Une hausse du chômage peut, paradoxalement, refléter une meilleure captation de personnes jusque-là éloignées de l’emploi et des statistiques, plutôt qu’une dégradation brutale du tissu économique. L’enjeu, pour La Réunion, reste de transformer cette population active élargie en emplois durables, dans une économie où l’insertion des jeunes et la formation demeurent déterminantes (cf. insertion des jeunes diplômés).

Les prochains trimestres diront si l’emploi parvient à absorber cet afflux d’actifs, ou si le chômage s’installe durablement à un niveau élevé.

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