Saint-André : crèche Les Lutins fermée pour désinfection après détection de rats, débrayage du personnel
Présence de rats détectée dans le jardin d'enfants Les Lutins à Saint-André. Le personnel a débrayé, la structure est fermée pour désinfection. Conditions et impacts.
L’essentiel
Le jardin d’enfants municipal Les Lutins, situé rue Lacaussade à Saint-André, a été fermé ce mercredi 6 mai 2026 pour désinfection après plusieurs semaines de signalements de rats dans la structure. Les agents ont débrayé dès 7 heures devant les locaux, soutenus par des parents et par le syndicat SUD-CT, pour dénoncer des conditions d’hygiène jugées insuffisantes. La mairie, contactée par Le Quotidien, assure que des interventions ont déjà été menées, et indique avoir externalisé les prochaines opérations afin que le retour des enfants prévu lundi se déroule dans de meilleures conditions.
La situation sur le terrain
Selon Freedom, l’accueil des enfants au jardin Les Lutins a été perturbé dès le lundi matin précédent par une nouvelle invasion de rats, signe que le problème dure depuis plusieurs jours avant le débrayage. Imazpress précise que les agents ont décidé de cesser le travail à partir de 7 heures ce mercredi 6 mai, en dénonçant l’absence de mesures pérennes pour traiter une présence de rongeurs constatée depuis plusieurs semaines. Zinfos974 confirme l’organisation du mouvement à l’initiative du personnel de la structure, soutenu par des familles et par le syndicat SUD-CT, et indique que la décision de fermeture a été prise pour permettre une désinfection complète. Linfo.re relaie de son côté la colère des parents face à l’infestation persistante.
Les risques sanitaires liés aux rats
La présence de rongeurs dans une structure qui accueille de très jeunes enfants soulève une série de risques infectieux. La leptospirose, maladie bactérienne particulièrement présente à La Réunion, se transmet par contact avec l’urine de rongeurs déposée sur le sol, dans l’eau ou sur des surfaces. D’autres pathologies sont également documentées (hantavirus via les excréments, salmonelloses par contamination alimentaire indirecte) et viennent s’ajouter aux risques d’allergies respiratoires aux poils, urines et fèces, ainsi qu’aux risques de morsure et d’infection associée.
Au-delà des maladies, la souillure des locaux par l’urine et les excréments dégrade l’environnement immédiat des enfants, des déchets alimentaires peuvent être détournés par les rongeurs, et des câbles électriques rongés créent un risque incendie. Les jeunes enfants sont d’autant plus vulnérables qu’ils portent fréquemment les mains à la bouche, jouent au sol et bénéficient d’un système immunitaire encore en construction. Une surveillance individuelle continue est par nature impossible en collectivité, ce qui rend la qualité des locaux d’autant plus déterminante.
Le débrayage du personnel
Le mouvement organisé par les agents, soutenus par SUD-CT, repose sur un argument central d’hygiène et de responsabilité vis-à-vis des familles. Les personnels estiment qu’il n’est pas acceptable d’accueillir des enfants tant que la désinfection n’a pas été menée à son terme et tant que des mesures préventives durables ne sont pas garanties. Le débrayage, légitime sur fondement de sécurité sanitaire, vise aussi à obtenir un investissement préventif et une communication claire en direction des parents. La structure a finalement été fermée pour permettre les opérations de nettoyage, et un retour des enfants est annoncé pour le lundi suivant selon la mairie citée par Le Quotidien.
Pour les parents
Pendant la fermeture, les familles doivent organiser une garde alternative en sollicitant les proches, le voisinage ou un congé exceptionnel selon leurs possibilités. La mairie reste l’interlocuteur à contacter pour toute question sur la durée du dispositif et les solutions transitoires.
Si un enfant a fréquenté la structure ces derniers jours, il convient de surveiller l’apparition de symptômes inhabituels comme une fièvre, une fatigue marquée, des maux de tête ou des douleurs musculaires, et de consulter en mentionnant le contexte d’exposition. Avant le retour, il est légitime de demander un retour d’information sur la désinfection effectuée et sur les mesures mises en place pour éviter la récidive (étanchéité des locaux, gestion des déchets, fermeture des accès).
Le rôle de la municipalité
La commune de Saint-André est responsable de la désinfection de la structure, de la dératisation professionnelle des locaux et de la prévention durable de toute nouvelle infestation. Selon Le Quotidien, la mairie a externalisé les prochaines interventions, ce qui doit en principe garantir une approche professionnelle et un protocole de réouverture sécurisé. La transparence avec les familles, sur les opérations menées comme sur les mesures de fond, fait partie des attentes exprimées par le personnel et les parents.
Le contexte plus large
La dératisation des structures publiques est un sujet récurrent à La Réunion. Le climat tropical favorise la prolifération des rongeurs, l’abondance de déchets organiques en zone urbaine entretient les populations, certaines constructions plus anciennes sont mal isolées et les réseaux pluviaux et d’égouts constituent des voies de circulation. Voir aussi le guide dengue/chikungunya pour la prévention vectorielle au sens large.
Suivre
L’information officielle est diffusée par la mairie de Saint-André et par l’ARS La Réunion pour les aspects sanitaires. Les médias locaux (Imazpress, Le Quotidien, Freedom, Zinfos974, Linfo.re) ont couvert le mouvement et continueront de relayer les suites. 974.live agrège ces actualités au fil de leur publication.