Campagne sucrière 2026 : la coupe a démarré dans le Nord et l'Est, la filière canne veut relever la tête
La campagne sucrière 2026 a débuté le 8 juillet à La Réunion avec les premières livraisons de cannes vers l'usine de Bois Rouge, dans le Nord et l'Est. Le Sud et l'Ouest suivront la semaine prochaine. Environ 700 000 tonnes sont attendues dans le Nord. La filière espère se redresser après les cyclones Belal et Garance et deux campagnes historiquement mauvaises.
L’essentiel
La campagne sucrière 2026 est officiellement lancée à La Réunion, selon Le Quotidien, Imazpress et Réunion La 1ère. Ce mercredi 8 juillet 2026 au matin, les premières livraisons de cannes ont été effectuées sur les plateformes de l’Est et du Nord, destinées à alimenter l’usine de Bois Rouge, à Saint-André. Le coup d’envoi de la coupe dans les bassins canniers du Sud et de l’Ouest est attendu la semaine prochaine, marquant le démarrage sur l’ensemble de l’île. La filière aborde cette saison avec l’espoir de relever la tête après deux cyclones dévastateurs et deux campagnes parmi les pires de son histoire.
Un démarrage par le Nord et l’Est
Le top départ a été donné dans les bassins canniers du Nord et de l’Est, historiquement les premiers à ouvrir la saison. Les cannes récoltées y sont acheminées vers l’usine sucrière de Bois Rouge, à Saint-André, l’un des deux pôles industriels de transformation de l’île avec Le Gol, dans le Sud. Environ 700 000 tonnes de canne devraient y être broyées au cours de la campagne.
Le lancement s’est fait sous conditions, les acteurs restant attentifs à l’état de maturité et de richesse des cannes. La coupe s’étendra ensuite au Sud et à l’Ouest la semaine prochaine, généralisant la campagne à l’ensemble des planteurs réunionnais.
Une filière qui veut se redresser
Cette campagne est particulièrement attendue. La filière canne-sucre sort de deux années difficiles, marquées par le passage des cyclones Belal et Garance et par deux campagnes comptées parmi les pires de son histoire en volume. Pour les planteurs, dont les revenus dépendent directement du tonnage et de la richesse en sucre, l’enjeu est vital.
Le contexte social et économique est tendu. Le revenu des planteurs est présenté comme une « urgence absolue » par les représentants agricoles, alors que la filière traverse un moment charnière de son organisation. Ce démarrage intervient d’ailleurs en plein débat sur la gouvernance de la filière, ravivé par la récente polémique autour des propos du président de Tereos sur une éventuelle entrée des planteurs au capital (cf. polémique « consanguinité capitalistique »).
Un pilier de l’économie réunionnaise
La canne à sucre demeure la première culture de La Réunion et un pilier historique de son économie, structurant l’aménagement du territoire, l’emploi rural et une part importante des exportations. Au-delà du sucre, la filière alimente la production de rhum, d’électricité (bagasse) et de mélasse, dans une logique de valorisation complète de la plante.
La réussite de la campagne 2026 conditionnera en partie la santé financière des exploitations et la confiance d’une profession éprouvée. Les prochaines semaines diront si les volumes et la qualité sont au rendez-vous pour amorcer le redressement espéré.
Suivre
- Tereos Océan Indien : usines de Bois Rouge et du Gol
- CGPER, FDSEA, Chambre d’agriculture : organisations de planteurs
- Syndicat du sucre de La Réunion : suivi de la campagne
- Médias locaux : Le Quotidien, Imazpress, Réunion La 1ère, Free Dom, Zinfos974

