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Sainte-Suzanne : le maire renonce à la hausse de ses indemnités

Face au déficit, le maire de Sainte-Suzanne Alexandre Laï-Kane-Chéong renonce à la majoration de 15 % de ses indemnités, un geste symbolique.

Le maire de Sainte-Suzanne Alexandre Laï-Kane-Chéong renonce à la majoration de 15 % de ses indemnités (août 2026)

L’essentiel

Le maire de Sainte-Suzanne, Alexandre Laï-Kane-Chéong, renonce à la majoration de 15 % de ses indemnités d’élu, selon Linfo.re, Le Quotidien et Zinfos974. Ce geste intervient dans un contexte de finances communales dégradées, alors que la Chambre régionale des comptes a chiffré le déficit 2025 à 5,2 millions d’euros et recommandé une hausse de 33,8 % des impôts locaux, que la municipalité refuse de faire porter sur les contribuables.

Un geste dans un contexte de déficit

La majoration de 15 % des indemnités du maire est une possibilité offerte par la loi, notamment aux communes remplissant certains critères. En y renonçant, Alexandre Laï-Kane-Chéong entend adresser un signal de sobriété, alors que la commune traverse une crise financière sévère.

Le montant en jeu reste modeste au regard du déficit global, mais le symbole est politique : il s’agit de montrer que l’effort demandé à la collectivité concerne aussi les élus, à un moment où la question du redressement oppose la municipalité à la Chambre régionale des comptes.

Un débat financier toujours ouvert

Le contexte reste celui d’un bras de fer sur la méthode de redressement. La CRC préconise un plan s’appuyant en partie sur une hausse de la fiscalité locale, tandis que la municipalité, qui dit avoir hérité d’un déficit structurel pouvant atteindre 12 millions d’euros, refuse de faire payer la population.

Dans ce cadre, le renoncement du maire à sa majoration d’indemnités s’inscrit comme une pièce d’un débat plus large sur les économies à réaliser et sur la répartition de l’effort entre élus, agents et habitants, dans une commune où le pouvoir d’achat est déjà contraint.

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