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Sainte-Suzanne : déficit, la CRC recommande +33,8 % d'impôts

La Chambre régionale des comptes recommande +33,8 % d'impôts à Sainte-Suzanne. Déficit de 5,2 M€, le maire s'oppose, Ramata Touré reconnaît sa part.

Déficit des finances de Sainte-Suzanne, la CRC recommande une hausse des impôts, débat politique (août 2026)

L’essentiel

La Chambre régionale des comptes (CRC) de La Réunion recommande une hausse de 33,8 % des impôts locaux à Sainte-Suzanne, dans le cadre d’un plan de redressement de ses finances, selon Zinfos974, Free Dom et Clicanoo. La CRC chiffre le déficit 2025 à 5,2 millions d’euros, quand la nouvelle municipalité évoque un déficit structurel hérité pouvant atteindre 12 millions d’euros. L’ancienne élue Ramata Touré a reconnu une part de responsabilité de l’ancienne majorité, tandis que le maire actuel s’oppose à faire reposer le redressement sur les contribuables.

Un plan de redressement adossé à l’impôt

Après un contrôle des comptes, la CRC juge les mesures communales insuffisantes et préconise un plan de redressement s’étendant jusqu’en 2029, dont un levier central serait une hausse de 33,8 % de la fiscalité locale. La chambre établit un déficit de 5,2 millions d’euros au titre de l’exercice 2025.

La nouvelle municipalité, entrée en fonction après les élections, affirme pour sa part avoir hérité d’un déficit structurel de près de 12 millions d’euros de la précédente mandature de Maurice Gironcel. Le maire Alexandre Laï-Kane-Chéong a rejeté la proposition de la chambre de fonder le redressement sur la contribution des contribuables.

Ramata Touré assume une part de responsabilité

Figure de l’ancienne majorité, Ramata Touré a reconnu que le compte administratif 2025 fait apparaître un déficit significatif et accepté sa part de responsabilité collective dans la gestion financière de la commune.

« Ramata Touré reconnaît la responsabilité de l’ancienne majorité et interpelle la nouvelle » , Zinfos974, 14 août 2026

Elle estime toutefois que la nouvelle équipe doit désormais être jugée sur sa capacité à redresser les comptes, renvoyant le débat vers l’action de la majorité en place.

Un débat qui dépasse Sainte-Suzanne

La question du redressement oppose deux logiques : celle d’un ajustement par la fiscalité, préconisé par la chambre, et celle d’un refus de faire payer la population, défendu par la nouvelle municipalité et par l’opposition, qui réclame un plan alternatif. L’enjeu est sensible dans un territoire où le pouvoir d’achat est déjà contraint.

Le cas de Sainte-Suzanne, ville natale d’Edmond Albius, illustre les tensions financières que connaissent plusieurs communes réunionnaises, entre charges héritées, déficits cumulés et marges de manœuvre limitées (voir aussi l’hommage rendu à Edmond Albius à Sainte-Suzanne).

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