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Harcèlement moral à la mairie de Saint-Paul : le parquet requiert de la prison avec sursis, délibéré le 22 juillet

Trois anciens et actuels responsables de la mairie de Saint-Paul ont été jugés le 3 juillet 2026 au tribunal correctionnel de Champ-Fleuri pour harcèlement moral présumé, sur des faits situés entre février 2021 et juillet 2022. Le parquet a requis six mois de sursis contre l'ex-DGS et trois mois contre les deux autres prévenus. Délibéré le 22 juillet.

Procès pour harcèlement moral à la mairie de Saint-Paul, tribunal de Champ-Fleuri (juillet 2026)

L’essentiel

Trois responsables de la mairie de Saint-Paul ont été jugés le vendredi 3 juillet 2026 au tribunal correctionnel de Champ-Fleuri, à Saint-Denis, pour harcèlement moral présumé, selon Linfo.re, Zinfos974 et Imazpress. Les faits reprochés se seraient déroulés entre février 2021 et juillet 2022. Le parquet de Saint-Denis a requis six mois d’emprisonnement avec sursis contre l’ancienne directrice générale des services, et trois mois avec sursis contre le deuxième adjoint et le directeur de cabinet du maire, jugés pour harcèlement moral et complicité. Le délibéré sera rendu le 22 juillet 2026.

Trois responsables sur le banc des prévenus

L’affaire vise trois figures de l’administration municipale de Saint-Paul. Valérie Picard, ancienne directrice générale des services (DGS) de la mairie, comparaissait aux côtés de Sébastien Guyon, deuxième adjoint, et de Mustapha Omarjee, directeur de cabinet du maire. Ils étaient poursuivis pour harcèlement moral et complicité de harcèlement.

Les faits reprochés couvrent une période allant de février 2021 à juillet 2022. Deux personnes se sont constituées parties plaignantes, dont l’une occupait à l’époque des fonctions en lien avec les ressources humaines de la collectivité. Le dossier, plusieurs fois renvoyé au cours de la procédure, a finalement été examiné au fond le 3 juillet.

Les réquisitions du parquet

À l’issue de l’audience, le parquet de Saint-Denis a formulé ses réquisitions. Il a requis six mois d’emprisonnement avec sursis contre Valérie Picard, l’ex-directrice générale des services, présentée comme l’échelon hiérarchique central du dossier. Contre le deuxième adjoint Sébastien Guyon et le directeur de cabinet Mustapha Omarjee, le ministère public a requis trois mois avec sursis chacun.

Ces réquisitions ne préjugent pas de la décision finale : conformément à la procédure, c’est le tribunal qui tranchera lors du délibéré, fixé au 22 juillet 2026. Jusqu’à cette date, les prévenus demeurent présumés innocents.

Un enjeu pour la fonction publique territoriale

Au-delà des personnes, cette affaire met en lumière la question du harcèlement moral au sein des collectivités territoriales, où les rapports hiérarchiques et la proximité entre le politique et l’administratif peuvent créer des situations de tension. Le harcèlement moral est un délit réprimé par le code pénal et le statut de la fonction publique, qui impose à l’employeur public une obligation de protection de ses agents.

Le délibéré du 22 juillet dira si les faits sont caractérisés et quelles sanctions sont retenues. La décision sera suivie de près dans une commune, Saint-Paul, deuxième ville de La Réunion par sa population, régulièrement au centre de l’actualité institutionnelle locale.

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