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CGSS Réunion : la nomination de Jean-Xavier Bello à la direction générale déclenche une levée de boucliers

Le conseil d'administration de la CGSS Réunion a validé le 29 juin 2026 la candidature de Jean-Xavier Bello comme directeur général, en poste le 1er octobre 2026. La nomination, retenue par les caisses nationales, suscite une vive opposition de la Fédération socialiste et de la CGTR, qui dénoncent un choix imposé depuis Paris.

Nomination de Jean-Xavier Bello à la direction générale de la CGSS Réunion, polémique (juin 2026)

L’essentiel

Le conseil d’administration de la CGSS Réunion (Caisse générale de Sécurité sociale) a validé, lors de sa séance du lundi 29 juin 2026, la candidature de Jean-Xavier Bello au poste de directeur général, selon Imazpress, Free Dom, Le Quotidien, Linfo.re et Zinfos974. Cette candidature avait été retenue par les caisses nationales, après la publication de la vacance liée au départ de Benoît Serio, qui quittera ses fonctions fin septembre 2026. Bello prendra son poste le 1er octobre 2026. La nomination déclenche une levée de boucliers : la Fédération socialiste et la CGTR dénoncent un choix imposé depuis Paris et « loin de faire l’unanimité ».

Un profil qui connaît déjà la maison

Jean-Xavier Bello n’est pas un inconnu de la CGSS Réunion : il y a exercé les fonctions de directeur adjoint en charge de la branche Santé de 2011 à 2019. Il est actuellement directeur de la CGSS de la Guyane. Sa candidature au poste de directeur général de la caisse réunionnaise a été retenue par les caisses nationales de Sécurité sociale, puis soumise au conseil d’administration local, qui l’a validée le 29 juin.

Il succédera à Benoît Serio, dont le départ est prévu pour la fin du mois de septembre 2026. La prise de fonction de Bello est fixée au 1er octobre 2026. La CGSS est un acteur central du système de protection sociale à La Réunion, gérant l’assurance maladie, le recouvrement des cotisations et une partie de l’action sociale, ce qui confère à sa direction un poids considérable.

Une opposition politique et syndicale

La nomination est loin de faire consensus. La Fédération réunionnaise du Parti Socialiste, par la voix d’Ericka Bareigts, a dit « NON » à ce choix, en mettant en cause le bilan guyanais du candidat.

« Notre île n’est pas une terre d’exil pour responsables en difficulté. Elle n’est pas un placard doré où l’on recycle ceux qui ont failli ailleurs. Les Réunionnais méritent mieux » , Fédération réunionnaise du Parti Socialiste (Ericka Bareigts), 30 juin 2026

Selon la Fédération socialiste, le passage de Bello à la CGSS de Guyane serait marqué par des difficultés de gestion : elle évoque un bâtiment acheté 10 millions d’euros jugé inutilisable, des attributions de marchés publics qu’elle qualifie de « douteuses » et un budget 2025 rejeté par le conseil d’administration guyanais. Ces accusations émanent du communiqué du parti et n’ont pas, à ce stade, fait l’objet d’une réponse publique du principal intéressé.

Du côté syndical, la CGTR a également exprimé ses réserves, regrettant une nomination « loin de faire l’unanimité » et dénonçant, selon les termes rapportés, « une belle fausse démocratie » dans le processus de désignation.

Un mode de désignation contesté

Au-delà du profil du candidat, c’est la méthode qui cristallise la contestation : une nomination retenue d’abord au niveau national avant d’être soumise au conseil d’administration local. Les opposants y voient un choix parisien imposé au territoire, et réclament un directeur « choisi pour ses compétences, son intégrité et sa connaissance du contexte réunionnais » plutôt que pour « convenir à des arrangements parisiens », selon la Fédération socialiste.

Ce grief, récurrent à La Réunion, rejoint un débat plus large sur la place des décisions locales dans la gouvernance des grandes institutions du territoire. La prise de fonction étant fixée au 1er octobre, les prochaines semaines diront si la mobilisation s’amplifie ou si la nomination est confirmée en l’état.

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