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Furcy-Pitou : Saint-Benoît suspend à nouveau l'interdiction

Saint-Benoît suspend l'interdiction des poids lourds sur le chemin Furcy-Pitou jusqu'au 31 décembre, après des échanges avec les industriels et le préfet.

Saint-Benoît suspend à nouveau l'interdiction des poids lourds sur le chemin Furcy-Pitou jusqu'au 31 décembre (septembre 2026)

L’essentiel

À Saint-Benoît, le maire Patrice Selly a de nouveau suspendu l’arrêté interdisant la circulation des poids lourds sur le chemin Furcy-Pitou, à compter du vendredi 18 septembre 2026 et jusqu’au 31 décembre, selon Zinfos974, Imazpress et Le Quotidien. La décision fait suite à des échanges avec les industriels, notamment Cementis, et intervient après l’intervention du préfet, qui avait demandé la levée de l’arrêté (cf. la réinterdiction du 12 septembre).

Un apaisement temporaire

Après plusieurs semaines de bras de fer, la municipalité a levé provisoirement la restriction imposée aux camions sur le chemin Furcy-Pitou. La suspension, entrée en vigueur le 18 septembre au matin, court jusqu’au 31 décembre, afin de « laisser le temps aux discussions d’aboutir ».

Ce revirement intervient après des pressions convergentes : la Fédération réunionnaise du BTP (FRBTP) avait chiffré le coût du blocage à près d’un million d’euros par semaine, tandis que le préfet avait écrit à Patrice Selly pour lui demander d’abroger son arrêté, jugé pénalisant pour l’activité économique de l’Est.

Vers une convention d’entretien des voiries

L’enjeu des concertations porte désormais sur la mise en place d’une convention pluriannuelle d’entretien des voiries communales régulièrement empruntées par les véhicules de fort tonnage. Il s’agit de répartir durablement la charge de réparation entre la commune et les carriers (Teralta, Cementis).

« La municipalité reste mobilisée pour parvenir à une solution durable, conciliant l’activité des industriels et des transporteurs, la préservation des voiries et la sécurité des riverains » , Mairie de Saint-Benoît, 18 septembre 2026

La question de fond, celle du financement de la réfection du chemin (estimée à 700 000 euros), reste entière (cf. la première suspension du 21 août). L’audience au tribunal administratif, saisi par les carriers, est par ailleurs attendue.

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