Furcy-Pitou : Saint-Benoît réinterdit les poids lourds
Après l'échec des négociations avec les carriers, Saint-Benoît réinterdit les poids lourds sur le chemin Furcy-Pitou dès lundi. Référé examiné le 25 septembre.
L’essentiel
À Saint-Benoît, l’arrêté interdisant le chemin Furcy-Pitou aux véhicules de plus de 3,5 tonnes redevient effectif dès lundi, après l’échec d’une deuxième réunion de négociation entre le maire Patrice Selly et les carriers Teralta et Cementis, selon Le Quotidien, Free Dom et Linfo.re. Les deux industriels ont déposé un référé, qui sera examiné par le tribunal administratif le 25 septembre. La suspension décidée le 21 août prend donc fin.
L’échec des négociations
La deuxième réunion entre la municipalité et les représentants de Teralta (ex-Lafarge/Holcim) et Cementis n’a pas abouti. Selon Patrice Selly, les industriels ont proposé de prendre en charge 20 % du devis de réfection, alors que la commune réclame environ la moitié des 700 000 euros estimés. « Après huit ans d’utilisation de cette route, avec une fréquence de plus de 100, voire 140 camions par jour, je considère que nous ne sommes pas suffisamment entendus », a justifié le maire.
« La proposition mise sur la table par ces deux industriels n’est pas conforme à celle qui était attendue » , Patrice Selly, maire de Saint-Benoît, 11 septembre 2026
Faute d’accord, la mairie rétablit l’arrêté interdisant les véhicules de plus de 3,5 tonnes sur ce chemin communal reliant le rond-point de Rivière-des-Roches à la bretelle de Beauvallon.
Des dérogations et un recours en justice
Des dérogations seront maintenues pour plusieurs entreprises de Saint-Benoît, ainsi que pour Royal Bourbon et pour GTOI et Rocs, qui mènent des chantiers sur le pont de la ravine L’Harmonie et le radier de Beauvallon. Durant la suspension, les camions circulaient à des horaires précis (5 h-7 h 30 puis 8 h 30-15 h).
Sur le plan judiciaire, Teralta et Cementis ont déposé un référé que le tribunal administratif examinera le 25 septembre. Le maire a par ailleurs regretté l’absence, à la réunion, du directeur général délégué de Teralta et président de l’Unicem, Laurent Lecocq, qu’il a qualifiée de « manque de respect » (cf. l’origine de la crise logistique dans l’Est).
Suivre
- Mairie de Saint-Benoît : application de l’arrêté et dérogations
- Teralta et Cementis : référé et financement des travaux
- Tribunal administratif : audience du 25 septembre
- Médias locaux : Le Quotidien, Free Dom, Linfo.re, Imazpress, Zinfos974

