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Engrais : la CGPER réclame l'aide de l'État pour les agriculteurs 974

La CGPER demande à l'État de confirmer que l'aide sur les engrais azotés de FranceAgriMer s'appliquera aux agriculteurs réunionnais.

La CGPER réclame que l'aide sur les engrais azotés s'applique aux agriculteurs réunionnais (juillet 2026)

L’essentiel

La Confédération générale des planteurs et éleveurs de La Réunion (CGPER) interpelle l’État sur les conditions d’application d’une aide exceptionnelle destinée à compenser une partie du surcoût des engrais azotés, selon Zinfos974, Free Dom et Imazpress. La décision de FranceAgriMer, publiée le 23 juillet 2026, prévoit un soutien aux exploitations françaises, mais ne précise pas clairement si les départements et régions d’outre-mer sont concernés. La CGPER réclame une clarification rapide pour que les producteurs réunionnais sachent s’ils pourront bénéficier de cette aide.

Une aide dont l’application outre-mer reste floue

Le dispositif, décidé par FranceAgriMer le 23 juillet 2026, vise à compenser une partie de la hausse des prix des engrais azotés, un intrant essentiel pour de nombreuses cultures. Mais, souligne la CGPER, la décision ne précise pas si les départements et régions d’outre-mer sont concernés, ni selon quelles modalités.

Pour l’organisation agricole, cette absence de clarification entretient une incertitude préjudiciable aux producteurs ultramarins, qui subissent eux aussi la flambée des prix des engrais, aggravée par les surcoûts liés à l’insularité, au transport et à l’éloignement.

La demande de la CGPER

La CGPER appelle donc le ministère de l’Agriculture, la Direction de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DAAF) de La Réunion et FranceAgriMer à préciser officiellement les conditions d’application de la mesure dans les outre-mer. L’objectif est que les agriculteurs sachent rapidement s’ils pourront prétendre à cette aide exceptionnelle.

Son président, Jean-Michel Moutama, estime que cette clarification est indispensable pour garantir une information transparente, renforcer la confiance entre l’État et les agriculteurs ultramarins, et assurer la prise en compte des réalités propres aux régions ultrapériphériques. L’organisation dit agir sans chercher la polémique, mais réclame des garanties concrètes.

Un enjeu pour la compétitivité agricole

Au-delà du cas des engrais, cette interpellation illustre une préoccupation récurrente de l’agriculture réunionnaise : l’égalité de traitement avec la métropole dans l’accès aux dispositifs de soutien. Les surcoûts structurels de production, liés à l’éloignement et à la dépendance aux importations, pèsent sur la compétitivité des exploitations.

La question rejoint le débat plus large sur les aides à la filière et sur l’avenir des soutiens européens et nationaux à l’agriculture ultramarine, alors que la campagne sucrière bat son plein (cf. le lancement de la campagne sucrière 2026). La réponse de l’État est désormais attendue.

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