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La Cirest mise en demeure pour ses stations d'épuration

La préfecture met en demeure la Cirest de mettre aux normes plusieurs stations d'épuration de l'Est, à Sainte-Rose, Saint-Benoît, Saint-André et Bras-Panon.

La Cirest mise en demeure par la préfecture pour ses stations d'épuration dans l'Est (août 2026)

L’essentiel

La préfecture de La Réunion a mis en demeure la Cirest (Communauté intercommunale Réunion Est) de se conformer aux exigences réglementaires concernant l’exploitation de plusieurs stations d’épuration, selon Linfo.re et Le Quotidien. Sont visées les stations de traitement des eaux résiduaires de Sainte-Rose, Saint-Benoît, Saint-André et Bras-Panon. Cette décision épingle la gestion de l’assainissement dans l’Est, alors que l’intercommunalité affirme investir massivement pour moderniser ses réseaux (cf. le plan eau de la Cirest).

Une mise en demeure sur le traitement des eaux usées

La mise en demeure émane des services de l’État, au titre de la police de l’eau et de la protection des milieux aquatiques. Elle impose à la Cirest de respecter les prescriptions de plusieurs arrêtés préfectoraux encadrant le fonctionnement de ses stations d’épuration.

Quatre installations sont concernées, réparties sur le territoire de l’Est : Sainte-Rose, Saint-Benoît, Saint-André et Bras-Panon. Le traitement des eaux résiduaires (les eaux usées collectées avant leur rejet dans le milieu naturel) doit répondre à des normes strictes, dont le non-respect peut entraîner une pollution des cours d’eau, des nappes et du littoral.

Un enjeu environnemental et sanitaire

Un assainissement défaillant a des conséquences directes sur l’environnement et la santé publique : rejets mal traités dans les rivières et en mer, atteinte à la qualité des eaux de baignade, dégradation des écosystèmes aquatiques. C’est pour prévenir ces risques que l’État impose le respect des prescriptions réglementaires.

Pour la Cirest, cette mise en demeure constitue un signal fort et un calendrier contraint pour remettre ses installations aux normes, sous peine de sanctions.

Un rattrapage en cours

L’intercommunalité met en avant un effort d’investissement important. Elle a programmé plus de 15 millions d’euros pour l’assainissement d’ici 2030, ainsi que l’extension d’une station de traitement à la même échéance, dans le cadre de son plan de modernisation des réseaux d’eau et d’assainissement.

Ces travaux s’inscrivent dans un contexte plus large de vétusté des infrastructures et de tension sur la ressource dans l’Est. La question est désormais de savoir si le calendrier de la Cirest permettra de répondre aux exigences de la préfecture dans les délais impartis.

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