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PEC : Saint-Benoît passe de 95 à 34 contrats, Selly alerte

À Saint-Benoît, les contrats PEC chutent de 95 à 34 en un an. Le maire Patrice Selly alerte sur une rentrée dégradée et une réouverture des écoles menacée.

Le maire de Saint-Benoît Patrice Selly alerte sur la baisse des contrats PEC et une rentrée scolaire dégradée (août 2026)

L’essentiel

À Saint-Benoît, le nombre de contrats PEC (Parcours emploi compétences) accordés par la préfecture a été divisé par près de trois en un an, passant de 95 en 2025 à seulement 34 pour la rentrée 2026, selon Zinfos974, Free Dom et Le Quotidien. Le maire Patrice Selly alerte parents et enseignants sur une rentrée dégradée et prévient qu’il pourrait ne pas être en mesure d’assurer le fonctionnement des 25 écoles de la commune (cf. l’effort financier de la Ville du Port).

Une chute brutale des moyens

La réduction est brutale : de 95 contrats en 2025, Saint-Benoît est tombée à 34 pour l’année scolaire 2026, soit une baisse de plus des deux tiers. Or les agents en contrats aidés assurent des missions jugées essentielles au fonctionnement quotidien des établissements, en particulier l’accueil et la sécurité des enfants.

Le maire Patrice Selly a prévenu que, si l’État ne modifie pas sa position, il serait « fort probable » qu’il ne puisse pas ouvrir normalement les 25 écoles de la commune. Il dénonce un flou persistant qui menace le service public et pèse sur l’organisation de la rentrée.

« On n’aura pas les moyens d’aller plus loin » , Patrice Selly, maire de Saint-Benoît, en vue de la rentrée d’octobre 2026

Octobre, prochaine échéance critique

Pour limiter les conséquences, le Département a accordé 15 contrats PEC supplémentaires à la commune, effectifs dès le 1er septembre. Mais cet apport ne suffit pas à combler le déficit, et le maire pointe déjà l’échéance d’octobre comme un moment critique, faute de garantie sur les moyens humains nécessaires.

La situation bénédictine illustre la difficulté commune à de nombreuses collectivités réunionnaises face à la baisse drastique des contrats PEC décidée par l’État, qui fait porter sur les communes la charge du maintien des services.

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Sources externes