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Feux de forêt : le risque augmente à La Réunion avec la sécheresse

Déficit de pluie de 45 %, 510 départs de feu en 2024-2025 : à La Réunion, sécheresse et climat aggravent le risque d'incendie de forêt.

Le risque de feux de forêt augmente à La Réunion avec la sécheresse et le changement climatique (juillet 2026)

L’essentiel

Alors qu’un méga-incendie ravage la Gironde en métropole, La Réunion n’est pas à l’abri : le risque de feux de forêt y augmente sous l’effet de la sécheresse et du changement climatique, selon Imazpress, Free Dom, Le Quotidien, Linfo.re et Zinfos974. L’île connaît un déficit pluviométrique marqué, qui assèche la végétation et accélère la propagation des flammes. La saison 2024-2025 a compté 510 départs de feu, plus du double de l’année précédente, un signal d’alerte à l’entrée du cœur de l’hiver austral (cf. l’incendie du Cap la Houssaye).

Une végétation de plus en plus inflammable

Le changement climatique modifie les conditions de départ et de propagation des feux à La Réunion. Le déficit de pluie, estimé à 45 % par rapport à l’année précédente, laisse la forêt et les espaces naturels dans une situation de vulnérabilité accrue. Quand la végétation est asséchée, la distillation des essences végétales contenues dans les plantes se produit plus vite, ce qui augmente la vitesse de propagation des flammes.

Les zones les plus exposées sont les savanes de l’Ouest, la région la moins arrosée de l’île, mais aussi les Hauts et les massifs forestiers en période sèche. L’épisode récent du Cap la Houssaye, où 56 hectares ont brûlé en juin, a illustré la rapidité avec laquelle un feu de broussailles peut prendre de l’ampleur.

Une hausse préoccupante des départs de feu

Les chiffres traduisent cette dégradation. La saison 2024-2025 a enregistré 510 départs de feu, soit plus du double de la saison précédente. Cette augmentation, attribuée à la sécheresse et à des comportements à risque, a conduit les autorités à renforcer leur dispositif de prévention et de lutte pour la saison 2025-2026, présenté en septembre.

La lutte mobilise plusieurs acteurs : les sapeurs-pompiers du SDIS 974, Météo-France, l’Office national des forêts (ONF), le Parc national et les forces de sécurité intérieure, pour la surveillance, le contrôle et les enquêtes sur l’origine des feux, souvent d’origine humaine.

Ce que dit la réglementation

Pour limiter les départs de feu, un arrêté préfectoral encadre strictement l’usage du feu. Du 15 août au 15 janvier, période la plus sèche et la plus à risque, tout usage du feu est interdit dans les espaces naturels, y compris le brûlage dirigé. Font exception l’usage du feu dans les habitations et leurs dépendances, les foyers aménagés prévus à cet effet, ainsi que certains bâtiments, ateliers et usines.

Le respect de ces règles est essentiel : un simple mégot, un barbecue mal maîtrisé ou un brûlage de déchets verts peut suffire à déclencher un incendie qui échappe rapidement à tout contrôle.

Prévenir plutôt que subir

Face à un aléa amené à s’intensifier avec le climat, la prévention reste la meilleure arme. Les autorités appellent chacun à la vigilance : ne pas allumer de feu en période sèche, signaler tout départ de feu au 18 ou au 112, et éloigner la végétation sèche des habitations en lisière de zones naturelles.

Le contexte de sécheresse durable (cf. restrictions d’eau à La Réunion) rend cette vigilance d’autant plus nécessaire que les mois à venir s’annoncent propices aux incendies.

Suivre

En cas de départ de feu, composer le 18 (pompiers) ou le 112 (urgence européenne).

Sources externes