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Réunion Express : le débat public sur le train à 5,2 milliards

Le débat public sur le Réunion Express, train régional à 5,2 milliards d'euros, est ouvert jusqu'au 26 novembre 2026 sous l'égide de la CNDP.

Débat public sur le train Réunion Express, projet ferroviaire à 5,2 milliards d'euros porté par la Région (août 2026)

L’essentiel

Le projet de train Réunion Express, porté par la Région Réunion, entre en phase de débat public : la consultation est ouverte du 19 août au 26 novembre 2026, sous l’égide de la Commission nationale du débat public (CNDP), selon Imazpress, Réunion La 1ère et Le Quotidien. Le projet ferroviaire, estimé à environ 5,2 milliards d’euros pour un tracé de 140 kilomètres, doit voir ses premiers tronçons livrés en 2035. Les Réunionnais sont invités à donner leur avis, qui pourrait faire évoluer les contours du projet.

Un débat encadré par la CNDP

La consultation, lancée le 19 août, se déroule sur toute l’île sous l’égide de la CNDP, une autorité administrative indépendante. Des réunions publiques sont prévues dans chaque micro-région, ainsi que des ateliers thématiques portant sur l’organisation des travaux, les tarifs, les connexions avec les Hauts, ou encore les enjeux environnementaux et énergétiques.

L’organisation de ce débat répond à une obligation légale, déclenchée par le dépassement de deux seuils : le tracé de 140 km excède la norme de 40 km au-delà de laquelle la CNDP doit être saisie, et le budget de 5,2 milliards dépasse largement le seuil de 455 millions d’euros.

« Nous ne dépendons pas de la Région et nous ne sommes pas financés par elle » , Marc Papinutti, président de la CNDP, août 2026

Une réponse à une mobilité « intenable »

Le sujet est sensible dans une île confrontée à une congestion chronique. Selon les États généraux de la mobilité (EGM), La Réunion cumule chaque jour l’équivalent de plus de 30 kilomètres de bouchons, un conducteur passe en moyenne 2 à 3 heures par jour dans les embouteillages, et le territoire compte plus de 2,5 millions de déplacements quotidiens, dont les deux tiers en voiture (voir aussi le renforcement du réseau de bus Kar’Ouest).

Les attentes sont fortes : lors des EGM de 2023, 58 % des personnes interrogées se disaient favorables aux transports en commun plutôt qu’à la voiture, et 77 % soutenaient le train comme une priorité.

Un débat sans effet contraignant

La démarche n’est pas sans critiques. Le rapport que la CNDP remettra au conseil régional, dans les deux mois suivant la clôture, n’a en effet aucun caractère contraignant : la Région, porteuse du projet, reste libre de ses arbitrages. Certains s’interrogent donc sur la portée réelle de la consultation sur le tracé et le fonctionnement du futur train.

La CNDP met de son côté en avant des garanties d’indépendance, de neutralité et de transparence, et invite le public à s’emparer des enjeux financiers, fonciers et environnementaux d’un chantier appelé à transformer durablement la mobilité de l’île.

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