Marche des visibilités : le Tampon accueille pour la première fois la marche LGBTQIA+ du Sud
Le samedi 11 juillet 2026, le Tampon a accueilli pour la première fois la Marche des visibilités LGBTQIA+ du Sud, organisée par le centre de ressources Kaz Masikrok. Village au parc Jean de Cambiaire, défilé à 14h et discours du maire à 16h, sous le mot d'ordre « Kwir lé o, kwir en lèr ! ».
L’essentiel
La ville du Tampon a accueilli pour la première fois, ce samedi 11 juillet 2026, la Marche des visibilités LGBTQIA+ du Sud, selon Le Quotidien, Imazpress et Zinfos974. Organisée par le nouveau centre de ressources Kaz Masikrok, la journée a réuni un village associatif le matin au parc Jean de Cambiaire, suivi d’un défilé à 14 heures et d’un discours du maire à 16 heures. Sous le mot d’ordre « Kwir lé o, kwir en lèr ! », les organisateurs ont voulu un temps à la fois revendicatif et festif, en portant l’événement dans une ville des Hauts.
Une première dans les Hauts
Jusqu’à présent, les marches des visibilités (auparavant appelées marches des fiertés ou gay prides) se tenaient à Saint-Denis, puis, depuis quelques années, à Saint-Pierre, avec un succès croissant. En s’installant au Tampon, la communauté LGBTQIA+ franchit une étape symbolique : porter l’événement dans une ville des Hauts, à l’écart des centres urbains du littoral.
L’organisateur, le centre de ressources Kaz Masikrok, présente ce choix comme une ouverture pour une communauté encore stigmatisée. Le mouvement invite l’ensemble des Réunionnais à marcher à ses côtés dans ces territoires décrits comme « bien souvent isolés et délaissés des institutions », avec un message d’inclusion.
« Nous invitons tous les Réunionnais à marcher à nos côtés dans cette ville des Hauts (…) En marchant au Tampon, nous souhaitons envoyer le message qu’aucun·e membre de notre communauté n’est mis·e de côté » , organisation de la Marche des visibilités du Sud, 11 juillet 2026
Un temps revendicatif et festif
Le programme mêlait mobilisation et fête. Le village associatif, ouvert de 9h30 à 12h30 au parc Jean de Cambiaire, précédait le défilé de 14 heures, avant un discours du nouveau maire à 16 heures, signe d’un ancrage institutionnel de l’événement dans la commune. Le mot d’ordre de l’année, « Kwir lé o, kwir en lèr ! », en créole, affirme une fierté assumée et visible.
La tenue de cette marche traduit aussi la structuration de la vie associative LGBTQIA+ dans le Sud, autour de la Kaz Masikrok, ouverte à Terre-Sainte en partenariat avec plusieurs associations de l’île : le FAAR, Pilon, Requeer et le Planning Familial 974.
Un enjeu de visibilité et d’inclusion
Au-delà de l’événement, la Marche des visibilités pose la question de la place des personnes LGBTQIA+ à La Réunion, en particulier hors des grandes villes. En choisissant un territoire des Hauts, les organisateurs entendent élargir le dialogue et rappeler que « cette ville est la ville de tout le monde ».
L’installation d’un centre de ressources dédié dans le Sud témoigne d’une volonté d’ancrer durablement l’accompagnement, l’information et le soutien aux personnes concernées, au plus près des populations parfois éloignées des dispositifs existants.
Suivre
- Kaz Masikrok : centre de ressources LGBTQIA+ du Sud (Terre-Sainte)
- Associations partenaires : FAAR, Pilon, Requeer, Planning Familial 974
- Mairie du Tampon : soutien à l’événement
- Médias locaux : Le Quotidien, Imazpress, Zinfos974, Free Dom, Linfo.re
